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Quand je n’y suis pas. En Islande.

Chroniques d’un ancien résident en Islande.

Quand je n’y suis pas. En Islande (6)

partir en islande en hiver

Quand je n’y suis pas. En Islande. J’oublie. Quand c’est à Paris. Que je suis. Je zappe. Que de bruit dans la ville lumière. Été comme hiver, la capitale hurle et vocifère. Dans ce combat de sons qu’arbitrent les sirènes arrogantes, Dans ce coeur sombre et métallique qui pulse sa technologie insensible, Les voix, les chants et les rires ont fui la cacophonie indécente, Même les froissements chlorophylle des brises éphémères sont devenus inaudibles. C’est là-haut que j’y pense. Quand à nouveau j’y suis. C’est sur l’île que je prends conscience. Du silence. Reykjavik est une cité calme. Vous …

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Quand je n’y suis pas. En Islande (5)

Le 31 décembre dernier, je n’y étais pas. En Islande. Privé de feu d’artifice. Ben oui : pendant cette période de fêtes, le feu d’artifice est aux joyeux lurons islandais ce que la dinde est à nos gloutons estomacs gaulois : une institution. À l’époque, quand nous résidions sur l’île, l’idée que nous nous en faisions correspondait au souvenir des feux auxquels nous avions assisté en France, le 15 août : 20 minutes de détonations ininterrompues dans un ciel bardé de couleurs. Un truc de pro. Un spectacle. Mais un spectacle qui finissait par s’arrêter. En Islande, il n’y a pas un, mais des …

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Quand je n’y suis pas. En Islande (4).

voyages en islande

Quand je n’y suis pas. En Islande. Je marche les yeux fermés. 17 août 2007. Il est plus de minuit lorsque l’avion d’Icelandair se pose sur le tarmac de l’aéroport de Keflavik. Le soleil vient à peine de s’assoupir, laissant quelques traces multicolores de ses ultimes bâillements. Il fait un peu frais, nous sommes tous épuisés par ces deux jours de voyage depuis la Bretagne. Mais chacun de nous, enfants et parents, arbore le sourire mi-victorieux mi-inquiet de l’aventurier foulant pour la première fois le sol d’un monde inconnu. Islande. Les descriptifs de voyages en …

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Quand je n’y suis pas. En Islande. (3)

Quand je n’y suis pas. En Islande Ça m’arrive. Ça remonte. Ça déborde même. L’autre jour il a suffit du sifflement si étonnement perceptible d’un oiseau qui passait. La ville s’était tue l’espace de quelques secondes. Les clameurs urbaines avaient cessé pour ne laisser que silence. Pour offrir à ce piaf qui voltigeait au-dessus de ma tête l’espace sonore dont il est d’ordinaire dépourvu. Alors ça m’est arrivé. Ç’est remonté. Ça a débordé même. J’étais à 64° 08′ 17″ Nord 21° 55′ 43″ Ouest. À Reykjavik donc. Ç’était un dimanche de juin à l’extrême ouest du …

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Quand je n’y suis pas. En Islande. (2)

vivre en islande

Quand je n’y suis pas. En Islande. Il arrive que mes mots soient las. Et puis qu’ils soient moches, abattus, pessimistes; osons le terme : il arrive que mes mots soient déprimés. A force d’entendre ceux des autres. Ces cris inaudibles, ces chuchotements vains, ces soupirs flasques qui défilent à la vitesse du con sur les étales opulents de l’Ineptie que les réseaux sociaux mettent à la disposition de notre narcissisme. Assis sur mon trou matinal, j’expulse d’un côté, ingurgite de l’autre. A travers l’écran miniature du téléphone de ma Pomme, je libère la pitance de la …

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Quand je n’y suis pas. En Islande.

Reykjavik

Quand je n’y suis pas. En Islande. Il m’arrive encore de m’éveiller en pensant que je vais la croiser. Qu’il me suffira de m’habiller, de descendre l’escalier qui mène à la caféine, à la conscience de soi donc, puis d’enfiler une parka et de faire quelques dizaines de mètres pour l’apercevoir. Elle me saluera au coin d’une rue, avant un autre coucou à l’angle d’une autre. Nous ne sommes jamais très loin l’un de l’autre. Quand bien même le voudrais-je il me serait difficile de l’éviter. Elle m’entoure. Elle me cerne des ses bleus atours. …

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