24H de la vie d’un musicien

24H de la vie de… C’est la synthèse imagée d’une journée passée dans l’intimité d’un musicien, d’un libraire, d’un policier, d’un étudiant, d’un cuisinier… Dans la clarté lumineuse d’une aube estivale ou la nuit fraîche et sombre d’un crépuscule floconneux, Vivre en Islande s’imprègne du quotidien des habitants de l’île. Une dizaine de minutes. Pas davantage. Sans paroles, sans commentaires, sans musique. Sinon celle et ceux de la vie qui passe.

22 juin. Successeur du 21. Le clin d’oeil aux 24 heures « mélomaniaques » qui viennent de s’achever en France s’imposait. Alors ce sera « 24h de la vie d’un musicien ». Mais quel musicien ? Pas si simple de dégoter un gus enclin à accueillir un inconnu dans sa cuisine de bon matin. Coup de bol de café : c’est l’agent du gus en question qui me contacte. Il suggère un sujet pour Vivre en Islande à propos de la formation dont fait partie Ragnar Olafsson. Je ne ferai pas exactement ce qu’il envisage; ce sera un entretien filmé avec 4 des membres d’Arstidir (à venir). Et un épisode – le premier – de la série 24H. Ragnar sera mon cobaye.

Une « âme pure« , une « tête d’ange« . Patrick, le copain français installé à Reykjavik à qui j’ai présenté Ragnar Olafsson, ne paraît pas s’être encore remis de cette rencontre. Il est vrai que le personnage est attachant. Voire auréolé d’une gentillesse, d’une douceur, d’une empathie qui tendent vers une humanité qui déborde. Le jeune homme à peine trentenaire s’est reconverti dans la musique après avoir flirté avec la littérature. Bien que l’intéressé concède ne pas avoir véritablement tranché entre les deux disciplines. On le comprend. Alors entre composition et enregistrements en studio, pour tenter de percer dans cet univers qui ne manque pas de talents planétaires, Ragnar, comme la grande majorité de ses compatriotes musiciens, cumule les « jobs ».

En définitive, l’existence d’un musicien est-elle si différente de celle d’un fonctionnaire ou d’un chauffeur de taxi ?

Certains verront l’ombre du magazine Striptease dans 24H. Il est vrai que dans l’une et l’autre série, il n’y a « pas de présentateur, pas de commentaires, pas d’explications ». Le second diffère toutefois du premier en cela qu’il ne cherche aucunement à « déshabiller » les personnes filmées. C’est un quotidien « exotique » qu’aspire à révéler 24H. Une succession chronologique de moments simples et récurrents prélevée dans autre monde que le vôtre que chaque épisode s’efforce de mettre en scène. La dizaine de minutes dédiée à chaque film ne permet guère de présenter les errements métaphysiques, les névroses obstinées, les desseins mesquins des personnages présentés. Question de parti-pris.

À propos de eric

Chroniqueur taquin en phase d'apprentissage.

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un commentaire

  1. Haha stalkering much? Il a bien joue le jeux 🙂

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