Kitesurf islande

Kite surf en Islande

François aime le Kite surf. La réciproque mérite réflexion. Mais là n’est pas le sujet ! François aime. Au regard de l’énergie déployée pour les résultats obtenus, cet amour-là frise même l’abnégation. En fait François n’aime pas le Kite surf, il voue à la discipline une passion désintéressée qui suscite mon admiration. Et ma curiosité.

Expliquons sommairement en quoi consiste cette activité aéronautique. Dans Kite surf, il y a « kite », pour cerf-volant, et « surf » pour surfer. Inutile d’être ingénieur en aérodynamique pour comprendre les enjeux de la chose. Le kite surf consiste à se mouvoir sur l’eau, les pieds sur une planche. Le surfeur est tracté par la force du vent qui s’engouffre dans une voile tendue à une trentaine de mètres au-dessus de lui. Ce descriptif succinct suffirait à émousser les velléités aériennes de n’importe quel bipède heureux dans ses baskets. Pas celles de François.

Le plus souvent, la pratique requiert d’avoir compris au préalable comment manier la barre reliée à la voile pour se diriger, d’avoir un peu d’équilibre et bien entendu de savoir nager. Pour certains, cette dernière recommandation pourra s’avérer essentielle, voire s’accompagner d’une bonne maîtrise de la brasse coulée. Mais ne nous gaussons pas.

François aurait pu choisir de s’entraîner dans les eaux chaudes de l’hémisphère Sud. Profiter d’une brise légère pour tenter de nouvelles figures. Et laisser les rayons d’un soleil au zénith hâler un corps musclé et quasi nu, tendu vers l’effort et guidé par la seule promesse d’exploits nautiques dont une épouse admirative aurait fait l’éloge lors de cocktails exotiques sur les plages de sable blanc d’une île Caribéenne. Que nenni ! François a choisi l’Islande pour relever ce défi bien plus aqueux qu’on ne peut l’imaginer. Dans une combinaison noire en néoprène – fort saillante au demeurant – notre héros a préféré les eaux sombres et froides de l’Océan Arctique, démontrant ainsi que les obstacles les plus rudes ne pouvaient émousser une volonté de granit. N’étaient nos souhaits, à nous autres fidèles accompagnateurs, de quitter une plage de Grötta balayée par le souffle humide et glacé d’un Eole en anorak et chapka, nous admirerions encore les tentatives sous-marines de ce Sisyphe des temps modernes.

Alors, soyons indulgents ! Si elle a peu de chance d’être exploitée dans les écoles de la Fédération Française de Kite surf, la vidéo qui précède prouve que durant ses tentatives François fut comme un poisson dans l’eau.

Kitesurf islande

À propos de eric

Chroniqueur taquin en phase d'apprentissage.

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4 comments

  1. Ne pas se décourager, là est le secret.
    Il y a encore quelques préceptes qui doivent être maîtrisés notamment pour le décollage de l’aile…mais la passion semble être là et c’est le principal !

  2. La preuve qu il existe aussi quelques autres kiteux et planchistes en Islande. Vu a Seltjarnarnes deux vieux renards en combi intégral sur leurs planches à voile, le lendemain du coup de vent du 30 aout!
    Comme quoi les limites sont relatives lorsque l’on aime un sport ou une activité, malgré le froid, et les conditions! Respect!

  3. Persévérance et opiniâtreté…. respect François !

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